Retour d’une ancienne alumni - Aurore Kassambara
Découvrez le parcours d'Aurore: d'athlète à product builder IA
23/3/2026
4 min
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Pierre Launay
Aurore Kassambara, ancienne athlète de haut niveau reconvertie dix ans dans l'audiovisuel, a suivi le bootcamp No Code IA de l'École Cube (400 heures en deux mois, financé via France Travail et CPF) sans aucun bagage technique, avant de lancer Couloir 4.0, une micro-entreprise spécialisée dans l'automatisation des processus pour coachs sportifs indépendants via Airtable, Tally, Make et N8N. Son parcours illustre la transférabilité de la logique apprise en formation (elle s'est formée seule à N8N après le bootcamp) et la puissance d'une niche bien définie : en se concentrant sur les coachs sportifs, elle a construit une offre structurée en quatre piliers allant de la clarté stratégique à la création de systèmes automatisés sur mesure. Pour l'École Cube, son témoignage confirme qu'un profil sans background technique peut, en deux mois d'engagement intensif, acquérir des compétences directement monétisables.

Ancienne athlète de haut niveau, reconvertie pendant dix ans dans l'audiovisuel, Aurore Kassambara a tout remis à plat pour se former au No Code et à l'intelligence artificielle.
Aujourd'hui, elle accompagne les coachs sportifs indépendants avec son entreprise Couloir 4.0.
Découvrez son parcours inspirant.
Une athlète de haut niveau en reconversion
Ancienne athlète de haut niveau, Aurore Kassambara a consacré des années à viser les sommets. En 2012, une blessure l'empêche de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres.
Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, elle doit alors faire face à une double épreuve : la fin de carrière et le deuil qui va avec.
"Post-carrière, je ne voulais plus entendre parler du sport", confie-t-elle. À cette période difficile s'ajoute une épreuve familiale. Aurore encaisse, et repart.
Par le biais de ses parents, tous deux employés à France Télévisions, elle intègre un comité inter-entreprises de l'audiovisuel. En moins d'un an, elle en devient responsable du service enfants-jeunes. Elle y reste près de dix ans.
Mais la suite prend une tournure qu'elle n'avait pas anticipée : un licenciement pour faute grave, qu'elle conteste aussitôt. Dix-huit mois de procédure, un dossier monté avec son avocate, et une victoire obtenue le 14 janvier 2026.
Ce genre d'épreuve aurait pu briser l'élan. Chez Aurore, c'est l'inverse qui se produit. "En tant que bonne sportive, je me suis ressaisie. Je me suis dit : c'est une opportunité."
La question qui s'impose alors est simple, mais elle change tout : qu'est-ce que tu veux vraiment faire ?
C'est à ce moment-là que le chapitre IA commence.
Le début de la formation IA et No Code avec l’École Cube
Le choix de l’École Cube
L'intérêt pour l'IA ne surgit pas du jour au lendemain. Il s'installe progressivement, nourri par les conversations avec son compagnon, chef de projet informatique, qui lui partage régulièrement des outils et des conseils.
À France Télévisions, elle avait déjà ce réflexe d'essayer d'améliorer des méthodes de travail très manuelles, "vraiment à l'ancienne", qu'elle cherchait à fluidifier sans avoir les bagages techniques pour aller plus loin.
L'envie d'automatiser était là, en germe. Elle ne savait pas encore comment l'appeler.
Puis vient le licenciement, la période de transition, et cette question qui s'impose : qu'est-ce qu'on fait maintenant ? C'est là que tout s'accélère. Elle se renseigne, compare plusieurs écoles, suit les médias sur le sujet. Elle est convaincue que l'IA est l'avenir, et elle veut en faire partie.
C'est un soir, vers 3h du matin, qu'elle tombe sur un formulaire de l'École Cube sur Instagram. Elle le remplit. Le lendemain, elle a déjà un rendez-vous avec un conseiller.
Le format correspond exactement à ce qu'elle cherche : deux mois de formation intensive, une certification à la clé, un apprentissage progressif. La prise en charge via France Travail et CPF règle la question financière. Elle prend sa décision rapidement.
Et dès qu'elle s'engage, le mode compétition s'enclenche. "Je n'avais aucun bagage technique. Mais je suis rentrée là en mode automatique. Mon cerveau, c'était sportif de haut niveau. Je n'avais pas le choix : c'était de réussir."
Deux mois de bootcamp intenses
400 heures en deux mois, sans bagage technique au départ. Aurore le dit elle-même : elle savait que ça allait demander un engagement hors norme.
Elle s'y prépare mentalement, comme pour une compétition. "Je me suis conditionnée. Et à la fin, je savais qu'en rentrant là, j'allais obtenir ma certification."
Ce qui la surprend, c'est la progression. Plus elle avance, plus elle voit concrètement ce qu'elle va pouvoir faire avec ces nouvelles compétences. Chaque notion apprise dans la journée trouve une application dans sa tête.
Son compagnon, lui-même développeur, est le premier à remarquer l'évolution. En quelques semaines, son vocabulaire change, sa façon de raisonner aussi. "Il m'a dit : t'es parti de zéro. C'est incroyable."
La pédagogie y est pour beaucoup. La formation repose sur des cas pratiques et sur des outils qu'on utilise vraiment dans la vie professionnelle.
Google Meet, enregistrement de livrables, présentation de projets : tout ce qu'elle pratique pendant la formation, elle le réutilise aujourd'hui avec ses propres clients, sans y penser. "On est tout le temps dans des conditions réelles. C'est de l'entraînement."
L'autre force du bootcamp, c'est la communauté. Les promos sont soudées, l'entraide est réelle. Quand un workflow bugue, on peut faire appel aux camarades de promo, aux mentors, ou à la communauté alumni.
Le réseau reste actif bien après la fin de la formation. Aurore garde aujourd'hui un contact régulier avec plusieurs anciens de sa promo, pour des questions techniques comme pour des échanges sur le positionnement.
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L’après formation, product builder pour les coachs sportifs
Une fois certifiée, Aurore sait qu'elle veut s'adresser au secteur du sport. Mais le secteur du sport, c'est vaste. Elle arrive sur LinkedIn avec l'envie de toucher tout l'écosystème sportif, et réalise rapidement que ça ne fonctionne pas. "Quand on parle à tout le monde, on parle à personne."
La niche arrive naturellement. Dans sa salle de sport, dont elle est associée, elle côtoie des coachs au quotidien. Elle discute avec eux, comprend leurs problèmes, observe comment ils travaillent.
Le constat est clair : il y a un vrai manque de structure, et un besoin énorme. C'est là qu'elle se positionne.
Elle crée sa micro-entreprise : Couloir 4.0 (un jeu de mots assumé). Et elle construit une offre organisée en quatre piliers :
- clarté stratégique et territoire de référence,
- revenus stables et modèle prévisible,
- organisation simplifiée,
- charge mentale allégée.
Le quatrième pilier, c'est là qu'intervient sa plus-value technique : la création de systèmes sur mesure via le No-Code et l'automatisation.
Concrètement, ça donne quoi ? Prenons l'exemple d'un coach qui reçoit ses nouveaux clients via Instagram.
Jusqu'ici : un numéro noté à la main, un fichier Excel, des messages WhatsApp envoyés un par un. Avec Aurore, ce processus devient automatique. Un QR code renvoie vers un formulaire Tally. Les données arrivent directement dans une base Airtable. Un workflow déclenche l'envoi automatique d'un mail avec le contrat, le lien de paiement et la facture.
Plus de saisie manuelle, plus d'oublis.
Le regard d’Aurore sur l'IA et le No Code aujourd'hui
Pour Aurore, la question n'est plus de savoir si l'IA va transformer le marché du travail. C'est déjà en train de se passer.
"Ceux qui ne prendront pas le train en marche seront complètement largués." Elle ne dit pas ça pour faire peur. Elle le dit parce qu'elle voit la réalité de terrain, au quotidien, avec ses clients.
Les coachs sportifs qu'elle accompagne utilisent l'IA comme ils utilisaient Google il y a dix ans : on pose une question, on attend une réponse. Pas de prompt structuré, pas de contexte, pas de rôle défini. Le résultat est à la hauteur de l'input : basique. "Ce n'est pas leur métier. Mais c'est pour ça qu'il y a des experts qui sont là."
Ce qui l'enthousiasme, c'est la fenêtre d'opportunité. Ceux qui se forment maintenant auront deux ou trois ans d'avance sur ceux qui attendent. À l'École Cube, on lui avait dit dès le départ que 2026 marquerait une accélération. Elle y croit. Et elle se positionne en conséquence.
Ce qu'elle retient surtout, c'est que les compétences acquises ne se limitent pas aux outils appris pendant la formation. Quelques semaines après le bootcamp, elle se forme seule à N8N, un outil qu'elle n'avait pas vu en cours. "La manière de réfléchir, c'est la même. Les fondamentaux sont là. Après, il faut juste avoir le cerveau en place."
Et ça, la formation lui a donné.
Les conseils d’Aurore aux futurs apprenants
Aurore n'a pas de discours policé sur le sujet. Son conseil tient en quelques mots : ne pas attendre.
Le marché du No Code et de l'IA est ultra demandeur. Quelqu'un qui maîtrise ces compétences part déjà avec une longueur d'avance sur ses concurrents. Et cette longueur d'avance se creuse chaque mois qui passe.
Elle insiste aussi sur la question des contraintes. Elle-même a suivi le bootcamp avec des enfants en bas âge, dans une période financièrement tendue, sans bagage technique. "Ce n'est pas facile, mais quand on a un objectif au bout, ce n'est rien."
L'organisation se met en place. La formation se fait à distance, en autonomie, avec un accompagnement solide derrière.
Ce qu'elle veut que les futurs apprenants comprennent, c'est que derrière deux mois de travail intensif, il y a bien plus qu'une certification. Il y a des réflexes, une communauté, un accès à vie aux cours et aux masterclasses. Et surtout, une capacité à continuer d'apprendre seul ensuite. "On nous donne vraiment toutes les armes."
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