Interview Alumni Ecole Cube - Grégoire Moreels
Découvrez le parcours inspirant de Grégoire Moreels, ancien CDO
17/4/2026
5 min
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Pierre Launay
Découvrez le parcours de Grégoire Moreels, ancien Chief Data Officer dans un grand asset manager, qui s'est formé au bootcamp No-Code & IA de l'École Cube pour transformer sa frustration opérationnelle en compétences techniques concrètes. Deux ans et demi plus tard, il cumule trois casquettes de directeur de la transformation digitale, DSI d'une PME industrielle et créateur de ses propres SaaS (dont SmarterOps), en livrant des solutions en quelques heures là où les entreprises estimaient 6 à 12 mois, avec des économies de plusieurs dizaines de milliers d'euros. L'École Cube forme les profils opérationnels à haute valeur ajoutée (No-Code, vibe coding, IA) pour devenir le levier le plus rapide de transformation digitale en entreprise.

Et si les compétences les plus recherchées en entreprise étaient déjà entre les mains de profils qui ne s'en doutent pas encore ? C'est un peu l'histoire de Grégoire Moreels.
À travers ses expériences dans la finance ou la data, il a toujours eu une obsession : créer des solutions qui font gagner du temps et de la valeur. Il lui manquait juste les outils pour le faire vraiment.
Le bootcamp de l'École Cube a changé ça. Deux ans et demi plus tard, il est directeur de la transformation digitale, DSI dans une PME industrielle, et développeur de ses propres SaaS.
Découvrez son parcours inspirant.
Un parcours polyvalent et une frustration opérationnelle
Grégoire Moreels n'a pas le profil type du reconverti qui repart de zéro. Il a repris ses études à 25 ans, après des années à explorer des domaines très différents (commerce international, banque, asset management).
Un parcours solide, avec une constante : il a toujours été dans l’opérationnel. Et c'est là que la frustration s'est installée.
Dans ces environnements très data, Grégoire se retrouve régulièrement à faire des choses qui lui semblent inacceptables : imprimer un document pour en extraire une donnée et la reporter ailleurs, faire des copier-coller parce que "c'est comme ça qu'on fait", … Des tâches sans valeur ajoutée, chronophages, que personne ne questionne.
"Ça me gonflait parce que ça me prenait beaucoup de temps et que ça ne présentait aucune valeur ajoutée dans l'expression de mon métier."
Son dernier poste en CDI illustre bien cette tension. Chief Data Officer dans l'un des plus gros asset managers en France, il pilote trois équipes sur 200 milliards d'actifs sous gestion.
L'enjeu : permettre à ses collaborateurs d'exprimer leur valeur, sans que 30 % de leur temps parte à ouvrir des PDFs ou refaire des analyses en boucle.
Mais le poste est trop politique. Trop peu de liberté pour créer vraiment. Grégoire comprend que ce n'est pas là qu'il va pouvoir aller au bout de ses idées.
Il négocie une rupture conventionnelle. Et il contacte l'École Cube.
Le début de la formation No-Code IA avec l'École Cube
Le choix de l'École Cube
Quand Grégoire quitte son poste, il sait déjà ce qu'il veut faire. Il a découvert Make, touché à Power Automate, commencé à comprendre ce que le No-Code et le low-code peuvent apporter dans un environnement professionnel. L'envie est là. Il lui manque la structure pour aller plus loin.
Il contacte l'École Cube avec un objectif précis : apprendre à développer des applications, créer des solutions concrètes, et les mettre à disposition des entreprises pour gagner du temps, réduire les risques, créer de la valeur.
La rupture conventionnelle lui donne la sérénité financière pour s'y consacrer pleinement. Il s'engage.
Une formation intensive, vécue à fond
À l'époque, le format est différent de celui d'aujourd'hui : 8 semaines non-stop. Grégoire travaille quasiment jour et nuit.
"J'adorais ce que j'étais en train d'apprendre. Les contenus qui m'étaient fournis étaient absolument géniaux."
Les intervenants marquent aussi. Grégoire garde encore aujourd'hui contact avec plusieurs d'entre eux, dont Florian, l’un des enseignants. Grâce à lui, il a appris à ne pas avancer avec des process clairs, ne pas commencer à coder avant d'avoir un document complet, des user flows, des personas, …
Et puis, il y a la révélation. Ce que Grégoire pensait faire (de la simple automatisation pour extraire des données) n'est qu'une infime partie de ce que la formation lui ouvre. Il peut :
- créer des solutions digitales complètes,
- commercialiser des idées,
- avoir une visibilité sur le web, …
Le champ des possibles est bien plus large qu'anticipé.
Ce que la formation lui a vraiment apporté
Ce que Grégoire ramène du bootcamp, ce n'est pas qu'une liste d'outils. Ce sont des compétences techniques nouvelles, greffées sur un background stratégique et métier déjà très solide. Et c'est cette combinaison qui fait la différence sur le terrain.
Avec ses nouvelles compétences, il peut parler aux bonnes personnes avec le bon langage.
Face à un DSI, une direction des opérations ou un RSSI, il sait cadrer une solution, argumenter sur le retour sur investissement, identifier ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas.
"Je sais utiliser ou vous apporter telle solution. Et ça, ce n'est pas pragmatique, ce n'est pas adapté. On va plutôt s'orienter vers autre chose. En revanche, ça, on a un retour sur investissement qui est quasiment instantané."
Ce discours-là, il ne s'improvise pas. Il tient parce qu'il y a une légitimité derrière : technique d'un côté, opérationnelle et managériale de l'autre.
L'autre apprentissage clé, c'est la méthode. Grégoire retient notamment les enseignements de Florian sur la bonne façon de piloter un produit digital : structurer avant de coder, travailler avec des user flows et des personas, ne pas confondre vitesse et précipitation.
Des réflexes qu'il applique encore aujourd'hui dans chacun de ses projets.
"Toute cette préparation permet maintenant de travailler de façon vraiment efficace."
Après Cube : de la formation à l'entrepreneuriat
Le lancement de Flowbrix
Grégoire n’attend pas la fin du bootcamp pour passer à l'action. En cours de formation, il monte sa première société : Flowbrix, spécialisée dans le développement de solutions digitales en No-Code.
Il commence à chercher des clients, à identifier des cas d'usage, et à exprimer ses nouvelles compétences avec tout le background finance et data qu'il a derrière lui.
Très rapidement, il décroche un contrat avec un leader mondial dans l'industrie. Un client qui lui soumet trois cas d'usage, en estimant qu'il faudrait six mois à un an pour les résoudre. Grégoire leur propose des solutions en 72 heures.
Il faut alors expliquer pourquoi c'est possible, parler aux équipes cybersécurité, aux directions de la transformation digitale, aux responsables des opérations, argumenter sur les transferts de données, gérer les budgets, naviguer dans les jeux politiques internes.
C'est là que son parcours prend tout son sens. "Entre mes nouvelles compétences et ma perception très transverse et stratégique des entreprises, je pouvais parler aux bonnes personnes avec le bon langage."
Entre entrepreneuriat et créateur de solutions digitales
Deux ans et demi après la formation, Grégoire occupe un triple rôle : directeur de la transformation digitale et DSI dans une PME industrielle, et développeur de ses propres produits en parallèle. Il en a cinq en cours, dont SmarterOps, développé cette fois en vibe coding avec des outils comme Lovable, Claude Code et Windsurf.
Les résultats sur le terrain sont concrets. Dans cette PME, il redéveloppe intégralement un CRM que personne n'utilisait (trop lourd, trop cher, pas adapté aux usages réels).
Il crée un outil de réconciliation des frais d'autoroute qui prenait auparavant une dizaine d'heures par mois à deux personnes. Désormais, c'est un glissé-déposé. Et ça lui a pris une après-midi.
Les économies générées se comptent en plusieurs dizaines de milliers d'euros. Et ce, rien qu'en remplaçant des licences SaaS surdimensionnées par des solutions développées sur mesure, à 12 euros par mois d'hébergement.
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Le regard de Grégoire sur la transformation digitale en entreprise
Grégoire a une position rare : il observe le marché depuis le terrain, à la fois comme prestataire externe et comme directeur interne. Et ce qu'il voit, c'est que la réalité est souvent bien loin du discours ambiant sur la transformation digitale.
Dans les PME, le constat est nuancé. La plupart ont d'autres priorités que de surveiller les derniers outils d'automatisation. Mais ce n'est pas une question de mauvaise volonté. C'est une question de contexte. "Dans 90 % des cas, ce sont des gens qui ont d'autres choses à faire."
Et pourtant, dès qu'on prend le temps de s'asseoir une demi-heure avec les équipes, d'écouter vraiment les processus opérationnels, les opportunités d'automatisation sautent aux yeux. La valeur créée peut être immédiate.
Dans les grandes entreprises, c'est différent. Le frein n'est pas le manque d'intérêt, c'est l'inertie. Dès qu'un projet implique le cloud, la souveraineté des données ou l'IA, la DSI et le RSSI s'emballent.
Les projets s'enlisent dans des infrastructures à 150 000 euros, des comités, des cahiers des charges interminables. Grégoire a un exemple en tête : un client qui a dépensé plusieurs centaines de milliers d'euros pour bâtir sa propre infrastructure IA. Résultat aujourd'hui ? Toujours rien en production.
Sa conviction : les profils les plus précieux en entreprise sont les opérationnels qui ont une appétence pour la tech et une vraie capacité d'écoute. Leur donner des compétences No Code, low-code et vibe coding, c'est le levier le plus rapide pour accélérer une transformation digitale.
"Si vous leur donnez ces compétences, vous allez accélérer votre transformation digitale à une vitesse que vous n'imaginez pas."
Les conseils de Grégoire à ceux qui veulent se lancer
Grégoire n'a pas de don particulier. Il a simplement fait le choix de passer ses jours et ses nuits sur les bons outils, à apprendre à structurer des applications, à comprendre comment le vibe coding fonctionne vraiment.
Et aujourd'hui, il ne se sent pas limité.
Son message s'adresse en particulier aux profils comme le sien : des opérationnels avec une appétence pour la tech, qui ont envie de créer des solutions plutôt que de les subir. Ce sont eux, les profils les plus intéressants pour les entreprises. Et ce sont eux qui ont le plus à gagner à se former maintenant.
L'École Cube lui a donné le pied à l'étrier. Les compétences de base, la méthode, les bons réflexes. Le reste, il l'a construit en chemin ; en appliquant, en testant, en allant plus loin que ce qu'il avait appris.
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