Retour d’un ancien alumni - Saad Raznaoui
Découvrez le parcours de l'alumni Saad Raznaoui, expert No-Code
23/3/2026
4 min
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Pierre Launay
Saad Raznaoui, ingénieur en efficacité énergétique frustré par des processus manuels chronophages, a quitté le salariat via rupture conventionnelle pour suivre le bootcamp No-Code IA de l'École Cube (financé par le CPF), où il a appris Make, Airtable, Bubble et surtout une logique de pensée transférable à n'importe quel outil d'automatisation. Six mois après la fin de la formation, ses premières missions freelance en automatisation IA ont décollé via Malt, avec aujourd'hui deux clients récurrents, des propositions quotidiennes et un rôle de coach pédagogique à l'École Cube, confirmant une demande marché qui "explose" autour des agents IA et des workflows LLM. Son conseil : ne pas attendre, car la fenêtre d'opportunité pour se positionner sur ces compétences se referme vite.

Ingénieur en efficacité énergétique, Saad Raznaoui a passé des années dans des entreprises où les process tenaient sur des fichiers Excel mal fichus et des allers-retours de copier-coller.
Un quotidien loin de ce qu'on attend d'un ingénieur.
C'est cette frustration qui l'a poussé à tout changer. Rupture conventionnelle, bootcamp No Code IA à l'École Cube et premières missions freelance quelques mois plus tard.
Aujourd'hui, il accompagne des clients en automatisation IA, et reçoit des propositions de missions régulièrement. Découvrez son parcours.
De l'ingénierie à la frustration du copier-coller
Saad Raznaoui n'est pas un profil typique de la tech. Ingénieur en efficacité énergétique, il a d'abord travaillé dans de grands groupes où les outils digitaux faisaient partie du quotidien.
Puis il rejoint une petite entreprise. Et là, le choc : des processus papier, des fichiers Excel mal fichus, aucune automatisation. Cet ingénieur formé pour résoudre des problèmes complexes passe parfois 50 à 60 % de son temps à copier-coller des données de factures dans des tableaux.
“Je ne comprends pas pourquoi on payait un ingénieur pour faire du copier-coller.”
C'est cette frustration qui allume quelque chose. Saad commence à chercher des solutions. Il touche une première fois à un outil low-code en 2023. Il tente de se connecter à des API. C'est complexe, il abandonne. Mais l'idée reste.
Il lit des livres sur l'automatisation. Il observe la trajectoire du marché. Et il comprend que quelque chose de structurel est en train de changer.
En 2024, il voit passer les premières publicités de l'École Cube. À ce moment-là, il réfléchit aussi à quitter le salariat pour tester l'entrepreneuriat.
Les deux trajectoires se rejoignent au bon moment.
Le début de la formation IA et No Code avec l’École Cube
Le choix de l’École Cube
Quand Saad commence à chercher une formation, il ne manque pas d'options. Mais il a un filtre assez simple : dès qu'il voit trop de promesses, il recule.
Ce qui l'attire chez l'École Cube, c'est l'inverse. Un discours clair, sans sur-vente. Des publicités sur Instagram et Facebook qui vont droit au but. Et un premier appel avec un conseiller qui répond aux questions sans forcer la main.
Sans oublier la recommandation d’un ami qui est déjà passée par la formation (et qui en est plus que satisfait).
Il y a aussi un facteur concret, et non des moindres : le CPF. Sans lui, Saad n'aurait pas pu s'engager sur cette formation.
C'est ce financement qui rend le projet possible, alors qu'il vient de signer une rupture conventionnelle avec son employeur pour se lancer à 100 %.
Novembre 2024, il quitte son poste. Février 2025, la formation commence. La décision est prise, l'engagement est total.
Le bootcamp intense, communautaire et transformateur
Saad se lance dans le bootcamp. Un programme immersif, à temps plein, où l'on se donne vraiment. Matin, midi, soir, week-end compris, il travaille sur les outils, les exercices, les projets.
Mais ce qui tient Saad, ce n'est pas seulement sa motivation personnelle. C'est le groupe.
La promo dans laquelle il se retrouve est diverse : des profils venus de la logistique, du secteur bancaire, de la recherche scientifique, de l'aménagement intérieur, des arts. Pas deux personnes avec le même métier. Et pourtant, tous dans le même bateau, à apprendre les mêmes outils, à se débloquer mutuellement au quotidien.
“On se battait au quotidien pour pouvoir apprendre des choses. Limite, il y a eu une chute après la fin de formation. Je n'aimais pas du tout parce qu'on avait l'habitude de juste apprendre.”
Les mentors jouent aussi un rôle clé. En fin de journée, ils corrigent les exercices avec les apprenants. Ils montrent leurs propres difficultés passées. Ils normalisent ce que Saad et ses camarades vivent.
C'est ça qui change tout sur le plan mental : voir un expert dire "moi aussi, j'ai galéré au début". Ça ne fait pas disparaître les obstacles, mais ça donne envie de continuer.
Pour Saad, le bootcamp lui redonne quelque chose qu'il avait perdu depuis le bac : cette capacité à se dépasser, à repousser ses propres limites.
Ce que la formation lui a vraiment appris
Saad arrive au bootcamp avec un background technique. Excel avancé, Power BI, quelques notions de code. Il n'est pas non plus néophyte complet.
Mais ce qu'il découvre à l'École Cube, ce n'est pas juste une liste d'outils à maîtriser. C'est une façon de penser. Make, Airtable, Framer, Bubble… il apprend à les utiliser.
Mais surtout, il comprend la logique derrière : comment un workflow se structure ? Comment des données circulent d'un outil à l'autre ? Comment on découpe un problème en étapes actionnables ?
Et c'est ce réflexe-là qui lui sert encore aujourd'hui.
“Le fait d'avoir fait Make, ça m'a facilité énormément la tâche pour la suite. Demain, je peux me mettre sur n'importe quel outil No Code et apprendre rapidement. “
Après le bootcamp, Saad se retrouve à travailler sur N8N (un outil qu'il n'a jamais vu pendant sa formation). Il le prend en main sans difficulté. Parce qu'il connaît déjà la logique. Il sait où chercher, comment raisonner, comment tester.
C'est ça, la vraie valeur d'une formation bien construite : pas de rendre dépendant d'un outil en particulier, mais de donner les clés pour en apprendre d'autres.
Il y a aussi une dimension que Saad n'attendait pas : la méthode de travail.
L'École Cube lui enseigne à prendre du recul sur un projet avant de se lancer. Son mentor lui conseille dès le départ de ne pas foncer tête baissée sur son idée de SaaS. Il râle un peu sur le moment. Puis il comprend.
“Il ne me disait pas ça pour rien. C'était de l'expérience. Ça m'a permis de voir comment ces outils fonctionnent et ce que je peux faire avec.”
Ce recul-là, cette capacité à ne pas confondre vitesse et précipitation, c'est peut-être l'un des apprentissages les plus précieux qu'il ramène du bootcamp.
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Ses premières missions freelance : de zéro à clients récurrents
La formation se termine. Et là, Saad découvre quelque chose que personne ne lui avait vraiment dit : trouver ses premières missions, ça prend du temps.
Six mois, dans son cas. Six mois à tester les outils, à explorer les plateformes, à chercher comment se positionner. Pas de clients en automatisation IA. Des opportunités qui tardent à venir. Des moments de doute.
Enfin, la première mission arrive via Malt. Une petite mission, pour établir la confiance. Puis une deuxième. Puis une troisième. Et aujourd'hui, des opportunités qui arrivent presque tous les jours.
Ce que Saad a compris assez vite, c'est que la première mission ne sert pas à gagner de l'argent. Elle sert à prouver. À montrer qu'on livre, qu'on est fiable, qu'on comprend le besoin du client. C'est ce premier projet réussi qui ouvre la porte à tous les suivants.
Sa stratégie est rodée. Il commence par facturer au projet. Puis, quand la relation est installée, il propose un contrat récurrent : des frais de maintenance mensuels, un forfait jour activable à la demande. Plus de friction à chaque nouvelle demande. Le client envoie un mail, c'est acté.
Aujourd'hui, il a des clients en paiement récurrent. Il reçoit des propositions de missions régulièrement. Et il a même été recruté comme coach pédagogique par l'École Cube pour accompagner les nouvelles promotions.
Aujourd’hui, il travaille depuis Paris, 100 % à distance.
Et il voit déjà plus loin : combiner son expertise en automatisation IA avec son profil d'ingénieur en énergie. Parce que c'est là, à l'intersection des deux, qu'il pense trouver sa vraie valeur ajoutée.
Le regard de Saad sur le marché de l'automatisation IA
Saad a une position assez rare : il observe le marché depuis le terrain, en temps réel, entre ses missions freelance et les offres qu'il voit passer chaque semaine sur Malt et LinkedIn.
Et ce qu'il voit, c'est une demande qui explose.
“Ce que je vois en low-code IA, ça explose comme pas possible. Je vois de la demande arriver de façon intensive à partir de décembre.”
Un signal concret : quand Malt commence à envoyer des propositions de missions à des profils débutants, ça veut dire une seule chose. Il y a tellement de demandes que la plateforme ne peut plus les réserver aux seuls experts. Le marché cherche des gens, à tous les niveaux.
Ce qui monte en puissance, c'est surtout l'automatisation IA. Pas le No Code pur. Saad observe que les recherches autour du No Code ont tendance à stagner, voire à baisser. Par contre, tout ce qui touche aux agents IA, aux workflows automatisés, à N8N ou Make couplés à des LLM, ça, ça part.
Les métiers aussi évoluent vite. Saad a lui-même passé un entretien pour un poste d'AI Product Manager dans un cabinet de conseil. Il est allé jusqu'au dernier stade. Le poste n'existait pas il y a un an.
Et pour ceux qui craignent que l'IA finisse par remplacer les freelances en automatisation, Saad a une réponse claire. Son client récurrent a utilisé Claude Code pendant une période pour développer seul une vingtaine de scénarios. C'est cohérent, ça fonctionne. Mais ce n'est pas la même qualité que quelqu'un qui connaît les bonnes pratiques d'automatisation.
Le rôle du freelance ne disparaît pas. Il se déplace. De l'exécution vers la supervision, l'audit, le cadrage. Un peu comme un garagiste qui ne fabrique plus les pièces, mais qui sait exactement où regarder quand quelque chose ne tourne pas rond.
Les conseils de Saad à ceux qui hésitent encore
Saad a une conviction simple : la plupart des gens qui hésitent à se lancer n'ont pas encore vu ce que l'automatisation peut vraiment faire.
“Dès qu'ils auront vu les premières démonstrations live de ce que ça peut apporter, des gains que ça peut apporter et de la facilité de l'apprentissage, ils n'auront plus trop de doutes pour passer à l'action.”
Parce que le premier frein, c'est la complexité technique perçue. On s'imagine qu'il faut un background informatique, des années de pratique, un profil "geek". Saad dit le contraire. Dans sa promo : un profil venu des arts, un autre de la logistique, un autre de la recherche en biologie, un autre du secteur bancaire. Pas deux personnes avec le même métier. Tous repartis avec les mêmes compétences.
Lui-même, ingénieur avec quelques bases techniques, a eu les mêmes difficultés que les autres au départ. La différence, c'est juste qu'il s'y est donné à fond tous les jours.
Son deuxième conseil est plus direct : ne pas attendre.
“Ce n'est pas dans six mois, ce n'est pas dans un an, ce n'est pas dans deux ans. Parce que ça évolue à vitesse grand V.”
Il fait une comparaison qui parle : c'est un peu comme Internet pour la génération de nos parents. Ceux qui ne s'y sont pas mis à temps se retrouvent aujourd'hui à appeler leurs enfants pour ouvrir un fichier Excel. La même chose peut arriver avec l'IA à notre génération, si on reste spectateur trop longtemps.
Et pour ceux qui doutent encore de leur capacité à apprendre, Saad rappelle une chose : quand il a essayé Make pour la première fois en 2023, il a tout abandonné au bout de quelques jours. Il ne comprenait rien. C'est seulement en février 2025, avec la structure et la méthode du bootcamp, que tout s'est mis en place.
Le message de Saad tient en une phrase : apprenez maintenant, petit à petit, et n'ayez pas peur de l'inconnu. Le reste se construit en chemin.
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